Viva Culture - 17 septembre 2023

17 septembre 2023 à 11h40 - 228 vues
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Au programme

ENTRETIEN avec Ghislaine Chastanet, présidente du Festival de théâtre de Normandie, Estuaire en scène, par Isabelle Royer

L’INSTANT CINÉ, Yannick, un film de Quentin Dupieux,  par Corinne Saunier

MUSIQUE Midori Takada "Tree Of Life" 199 BAJ / 2022 WRWTFWW

Planquées tout au long du 20ème siècle derrière des génies masculins qui leur ont parfois beaucoup emprunté, certaines femmes ayant fait « carrière » dans l’avant-garde ou dans la marge ressurgissent ces jours-ci grâce au temps long et à la mémoire d’Internet. Dans la catégorie des « beautiful unseen », le nom de la Japonaise Midori Takada, lointaine cousine de Steve Reich et Brian Eno, résonne au moins aussi fort que ses 9 albums minimalistes publiés sporadiquement depuis 40 ans. Takada creuse un sillon vierge pour bâtir un nouveau continent à placer entre l’Asie et l’Afrique ; un Tokyo-Lago rythmique où l’idée est d’user du vibraphone, du xylophone et autre marimba pour revenir aux racines du rythme.

INSTANT CINE : Corinne Saunier, Yannick de Quentin Dupieux

AGENDA CULTUREL  : Exposition Cécile Beaupère, Galerie Szaboova
 

CECILE BEAUPERE

On pourrait parler d’autoportrait. Mais l’appellation d’Autonu est plus adéquate, car l’attention de Cécile Beaupère se porte davantage sur son anatomie, que sur son identité. A travers cette série qu’elle pratique depuis de nombreuses années, une véritable méthode de travail s’est mise en place : tout en adoptant des poses de durées variables, elle se dessine, soit à l’aide du miroir, soit sans. Dans le premier cas, le point de vue est plus distancié, se dirigeant vers l’image que le reflet offre. Dans le second cas, il glisse le long du corps, et l’étête. 

Ces Autonus, elle les a conjugués à tous les tempos, diversifiant les mediums, les formats. Dans la tradition artistique, l’autoportrait nu a été plus rarement traité par les peintres que l’autoportrait, sans doute par pudeur et/ou par le manque de caractérisation individuelle qu’offre l’image du corps. On connaît bien ceux de Dürer, de Schiele, un peu moins ceux de Paula Modersohn, ou d’Alice Neel, qui furent réalisés à l’aide d’un miroir. Dans ses tableaux d’autoportraits nus, l’artiste américaine Joan Semmel s’en est passée en recourant à l’appareil photographique.

Cécile Beaupère appartient  à une lignée de femmes peintres, qui de grand-mère, en mère, puis en fille, se sont passées le flambeau artistique. Sa grand-mère  Germaine Théoleyre était peintre animalière. Or il se trouve, que loin de l’atelier, Cécile aime dessiner les animaux qu’elle observe dans le paysage. 

DANIELE GUTMAN

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